L'arabe du futur 2 - Riad Sattouf

Publié le par LaliceSAmuse

L'arabe du futur par LaliceSAmuse

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Aahhh L'arabe du futur 2 …

 

     Je l'attendais depuis que j'ai fermé le tome 1 quand Riad et moi nous rendions compte que le retour en France c'étaient simplement les vacances d'Été !

   Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985), sous-titre ce deuxième opus. Le premier, à l'époque où le JT nous montrait sans discontinuer toutes les horreurs de Bachar, se déroulait lui sur 7 ans. En l'ouvrant je m'attendais à découvrir la Syrie et la Lybie avec la guerre et la misère... À la place, j'ai découvert la Syrie d'Hafez Al-Asssad et la Lybie de Kadhafi avec les yeux d'un petit bonhomme blond appelé Riad Sattouf et de son père Abdel-Razak.

    L'atmosphère du livre est finalement chaude et réconfortante, alors l'arrivée de ce deuxième livre l'est tout autant. Riad va donc aller à l'école et rencontrer ses premiers camarades. On y apprend comment sont habillés les élèves en Syrie et ce qui m'a frappé comme dans le premier livre, ce sont les vêtements ou autre équipement en plastique moulé. Outre les maisons inachevées (pour ne pas payer d'impôts) et le contenu des cours des élèves de primaire, c'est l'élément le plus dépaysant de l'Arabe du futur. Pour le père de Riad, l'éducation est très importante, lui même étant professeur. L'éducation doit mener le petit Riad à devenir docteur et l'Arabe du futur, je ne sais pas combien il y aura d'Arabe du futur mais j'ai hâte savoir la réaction de son père quand Riad lui dira qu'il veut être dessinateur... Mais je ne connais pas tout son parcours, j'espère que cette série m'en diras plus.

    Je disais donc les vêtements en plastique et l'école... C'est là que je me suis dit que pour le Futur, il y a encore beaucoup de chemin. Le pauvre petit Riad est encore confronté aux « sales Juifs » et autres brimades des enfants Syriens. Riad est blond comme les blés et français. Il est drôle pour nous de se rendre compte en lisant ce livre que même la maitresse d'école pense que la Tour Eiffel est la plus grande tour du monde et que les familles aisées restent néanmoins assez ignorantes question culture générale. Ce qui est émouvant dans ce livre, c'est toute la bienveillance de cet enfant et de son Moi actuel concernant les personnages de sa jeunesse. Il a réussi à nous montrer les lacunes de chacun tout en les préservant d'une moquerie qui serait très facile. Ce livre est à la fois une ode à la jeunesse heureuse, pas si naïve que ça et le regard de l'adulte qui revient derrière lui et pose ce regard tendre sur ces adultes loin de celui qu'il est maintenant ainsi que cette culture complètement obsolète pour nous les « français élevés en France ».

    On oublie donc les pays en guerre pour plonger une nouvelle fois avec Riad Sattouf dans sa jeunesse d'enfant découvrant la vie comme un enfant. Plein d'observation, de jugements naïfs mais aussi pertinents, Riad se fait des copains, découvre ses modèles, étaye sa vision du monde. Que ce soit en Syrie ou ailleurs, Riad Sattouf nous aurait transporté tout autant dans cet univers qui fait retomber en enfance. Un pur plaisir.

Lalice

Je t'aime Riad, même si tu n'es plus blond

Je t'aime Riad, même si tu n'es plus blond

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Publié dans Chroniques

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